La dépression du post-partum : Les femmes se sentent extrêmement tristes, pleurent, sont irritables, et peuvent perdre leur intérêt pour les activités quotidiennes et leur enfant

-ملفات تادلة 24-

Préparé par : B. ZIGZI

La naissance d’un enfant est source de nombreuses émotions intenses : amour, joie, enthousiasme, frustration et nervosité, entre autres. Dans les semaines et les mois qui suivent l’accouchement, il est normal de passer par des hauts et des bas étant donnés les énormes bouleversements physiques et émotionnels associés à la naissance et aux soins d’un bébé. Cependant, pour de nombreux parents, la dépression et l’anxiété peuvent éclipser la joie qui accompagne l’arrivée d’un nouveau membre de la famille. La psychose post-partum (ou psychose périnatale, ou encore psychose puerpérale, du latin : puer, « l’enfant » et parere, « enfanter ») est un terme recouvrant plusieurs troubles mentaux caractérisés par l’apparition soudaine de symptômes psychotiques chez la mère dans les tout premiers mois après la naissance d’un enfant. Ces troubles peuvent inclure une irritabilité, des sauts d’humeur extrêmes, des hallucinations, ce qui peut nécessiter une hospitalisation psychiatrique. À cause de la stigmatisation ou de l’incompréhension liées à cette condition, les mères qui en souffrent cherchent rarement de l’aide.

Certaines patientes souffrent de manie atypique comme l’euphorie, l’hyperactivité, une qualité de sommeil médiocre, des fuites d’idée, une augmentation des activités sociales, de l’irritabilité, une humeur violente, et des délires (souvent dans le contexte de mégalomanie ou de paranoïa). D’autres souffrent d’une sévère dépression avec délires et hallucinations sonores. Certaines alternent entre manie et dépression (ou vice versa) lors du même épisode.

L’aliéniste français Louis Victor Marcé a émis l’hypothèse, en 1862, que le cycle menstruel et plus particulièrement la psychose menstruelle, pourrait avoir un lien avec la psychose puerpérale. Des études en génétique suggèrent qu’il existe un   facteur héréditaire spécifique dans le développement de ce trouble, lié au 16e chromosome.

La dépression du post-partum correspond à un état de tristesse extrême associé à une perte d’intérêt pour les activités habituelles au cours des premières semaines ou premiers mois après l’accouchement.

  • Les femmes qui ont déjà eu une dépression sont plus susceptibles de développer une dépression du post-partum.
  • Les femmes se sentent extrêmement tristes, pleurent, sont irritables et d’humeur changeante, et peuvent perdre leur intérêt pour les activités quotidiennes et leur enfant.
  • Si les femmes continuent à se sentir tristes et éprouvent des difficultés à accomplir leurs activités quotidiennes pendant plus de 2 semaines après l’accouchement, ou si elles pensent à se faire du mal ou à faire du mal à leur enfant, il faut consulter un médecin.
  • Une association de psychothérapie et d’antidépresseurs est recommandée chez les femmes souffrant de dépression du post-partum.

Le « baby blues », une sensation de profonde tristesse et de prostration pendant les 3 premiers jours qui suivent l’accouchement, est fréquent. Les jeunes mères ne doivent pas s’en inquiéter, car, habituellement, ces signes tendent à disparaître en 2 semaines.

La dépression du post-partum est une modification de l’humeur plus grave. Elle dure plusieurs semaines ou plusieurs mois, et interfère avec les activités quotidiennes. Environ 10 à 15 % des femmes en sont affectées. Dans de très rares cas, un trouble encore plus grave appelé psychose du post-partum se développe.

Les causes de ce sentiment de tristesse ou de la dépression après l’accouchement ne sont pas clairement connues, mais les facteurs suivants peuvent contribuer à leur apparition ou en augmenter le risque :

  • une dépressionqui était présente auparavant ou qui s’est développée durant la grossesse ;
  • Une dépression du post-partum lors d’une grossesse précédente
  • Des épisodes précédents de tristesse ou de dépression survenant à certains moments du mois (en relation avec le cycle menstruel) ou lors de la prise de contraceptifs oraux
  • Des proches souffrant de dépression (antécédents familiaux)
  • Stress, notamment stress relationnel, difficultés financières ou éducation parentale sans partenaire
  • Le manque de soutien de la part du partenaire ou des membres de la famille
  • Des problèmes liés à la grossesse (comme un accouchement prématuré ou un bébé atteint d’anomalies congénitales)
  • Sentiments ambivalents par rapport à la grossesse (par exemple, lorsque la grossesse n’était pas désirée ou que la femme avait envisagé de l’interrompre)
  • Problèmes avec l’allaitement

La chute soudaine du taux d’hormones (telles que les œstrogènes, la progestérone et les hormones thyroïdiennes) qui survient après l’accouchement ainsi que le manque de sommeil peuvent contribuer à la survenue d’une dépression du post-partum. De plus, il est possible qu’un gène qui rend certaines femmes plus sujettes à la dépression du post-partum soit impliqué.

Si les femmes ont présenté un syndrome dépressif avant la conception, elles doivent en informer leur médecin ou la sage-femme pendant leur grossesse. Une telle dépression évolue souvent vers une dépression du post-partum. La dépression pendant la grossesse est fréquente et constitue un facteur de risque important pour une dépression du post-partum.

Sans traitement, ces psychoses peuvent perdurer quelques mois ; mais une thérapie peut aider à les surmonter en quelques semaines. Dans une petite minorité des cas, des rechutes sont observées, habituellement en lien avec le cycle menstruel. Les patientes souffrant d’une psychose puerpérale sont susceptibles de présenter d’autres épisodes psychotiques, tantôt après la naissance d’autres enfants, tantôt durant une grossesse ou après un avortement, tantôt sans lien avec la maternité. Les rechutes se produisent après au moins 20 % des naissances, mais cette proportion s’élève à 50 % si l’on y inclut les épisodes dépressifs8.

Les épisodes hyperactifs et délirants requièrent une tranquillisation rapide, généralement effectuée à l’aide d’antipsychotiques (neuroleptiques), mais ceux-ci doivent être utilisés avec parcimonie en raison des dangers liés aux effets secondaires, dont le syndrome malin des neuroleptiques9. Le traitement par électro convulsivothérapie (électrochocs) est très efficace à court terme10. Des thymorégulateurs comme le lithium aident également au traitement et possiblement à la prévention des épisodes chez les femmes à haut risque (par exemple, chez celles possédant des antécédents d’épisodes maniaques ou périnatals).

REF : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychose_post-partum


شاهد أيضا
تعليقات الزوار
Loading...