L’allaitement maternel : l’allaitement comporte des bienfaits incommensurables à la fois pour la santé et le développement du bébé, mais aussi pour la mère

-ملفات تادلة 24-

Préparé par : B. ZIGZI

L’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces de préserver la santé et d’assurer la survie de l’enfant. Cela étant, près de deux nourrissons sur trois ne sont pas allaités exclusivement au sein pendant les six premiers mois de la vie comme cela est recommandé – un taux qui ne s’est pas amélioré en vingt ans. 

Le lait maternel est l’aliment idéal pour les nourrissons. Il est sûr, propre et contient des anticorps qui les protègent de beaucoup de maladies infantiles courantes. Le lait maternel apporte toute l’énergie et les nutriments dont le nourrisson a besoin pendant les six premiers mois de vie, et continue de couvrir la moitié ou plus de ses besoins nutritionnels pendant le second semestre de vie et jusqu’à un tiers de ceux-ci pendant la deuxième année. 

Les enfants qui ont été allaités au sein obtiennent de meilleurs résultats aux tests d’intelligence et souffrent plus rarement de surpoids, d’obésité ou de diabète par la suite. En outre, les femmes qui allaitent présentent un risque moins élevé de développer un cancer du sein ou des ovaires. 

L

’allaitement maternel, en tant qu’un des premiers facteurs de protection durable de la santé de l’enfant est encouragé par tous les professionnels de la santé et de la petite enfance, mais aussi par le PNNS et l’OMS.

La composition du lait maternel : Le lait maternel, produit 4 à 5 jours après l’accouchement lors de la montée de lait, est un aliment dont la composition évolue constamment au fil du temps pour s’adapter aux besoins du bébé.

Ainsi, les caractéristiques du lait maternel changent au fil de la journée et des mois mais aussi en fonction du rythme des tétées, et même lors de la tétée elle-même : il s’enrichit peu à peu

De l’eau ; L’eau est le principal constituant du lait maternel et représente 87.5% du volume total. Le lait de la femme est donc particulièrement désaltérant et permet de répondre aux besoins hydriques colossaux du nouveau-né.

Des protéines : La teneur en protéines du lait maternel est nettement inférieure à celle des autres mammifères avec des protéines à hauteur de 8 à 12 g/litre. Mais les protéines du lait maternel sont mieux assimilées et les acides aminés présents correspondent parfaitement aux besoins du bébé. Riche en protéines solubles et en caséines, la vidange gastrique est favorisée et le lait maternel est aisément digéré. Parmi les protéines présentes, on retrouve des immunoglobulines qui jouent un rôle de protection immunitaires, mais aussi des facteurs de croissance et des enzymes.

Des glucides : Globalement, le lait mature de la femme présente 75 g/litre de glucides, dont 63 g de lactose et 12 g d’oligosaccharides, alors que le lait de vache ne contient que du lactose.

Des lipides : La teneur en lipides (35 g/litre en moyenne) du lait maternel est proche de celle du lait de vache, mais leur digestibilité et leur coefficient d’absorption sont bien supérieurs.

Des vitamines, des oligo-éléments et des sels minéraux : Les sels minéraux, la vitamine D et les oligo-éléments (2 g/litre) du lait maternel jouent un rôle essentiel dans la constitution du squelette et la croissance osseuse. Leur quantité est spécifiquement adaptée aux possibilités d’élimination rénale du bébé dont les organes (reins) ne sont pas encore matures.

Le lait maternel renferme du calcium, chlore, cuivre, fer, iode, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, sélénium, sodium, soufre, zinc.

Une supplémentation en Vitamine K est également nécessaire dès la naissance et pendant toute la durée de l’allaitement exclusif pour prévenir un risque hémorragique, certes rare mais existant.

Des enzymes, des hormones et des bactéries : Le lait maternel contient des enzymes qui permettent entre autre une meilleure digestion des graisses (lipase) et du lactose (lactase) mais aussi de protéger bébé contre certaines bactéries (lysozyme). Par ailleurs, certaines hormones contenues dans le lait favorisent la croissance et le développement des organes sexuels.

Les bienfaits:L’allaitement, en plus de satisfaire très spécifiquement les besoins nutritifs du bébé, permet un contact en peau à peau qui répond étroitement à ses besoins de chaleur, de réconfort et de sécurité.

Ce contact intime et privilégié entre la mère et son enfant renforce leur lien d’attachement, bien que ce dernier est aussi très fort quand le bébé est nourrit au biberon dans les bras de sa mère, bien entendu.

A court terme, les bébés allaités seraient :

  • Moins sujets au syndrome de la mort subite du nourrisson.
  • Moins souvent touchés par des infections. Leur risque d’infections gastro-intestinales – gastroentérite et diarrhée par exemple – est considérablement réduit par rapport aux bébés nourris avec du lait infantile.
  • Davantage protégés contre les risques d’infection des voies respiratoires supérieures – rhume, grippe. L’allaitement diminue aussi la fréquence des bronchiolites, des pneumonies et des otites.
  • Moins souvent concernés par certaines maladies inflammatoires, comme l’eczéma, le diabète de type 1, les maladies inflammatoires de l’intestin comme la maladie de Crohn. Toutefois pour l’asthme, les allergies alimentaires et le rhume des foins, l’effet protecteur est moins clair.

à l’âge adulte, les personnes qui ont été allaitées :

  • Seraient moins sujettes au surpoids, à l’obésité et au diabète de type 2.
  • Auraient une tension artérielle et une cholestérolémie plus basses que les bébés nourris au biberon.

Par ailleurs, l’(OMS), et de manière assez surprenante, les enfants allaités auraient de meilleurs résultats lors de tests d’intelligence, probablement du fait d’une accélération du développement cognitif lors de la petite enfance.

Et pour la mère ?:Au-delà des bienfaits pour l’enfant, l’OMS met en avant les avantages de l’allaitement maternel pour la mère :

  • En cas d’allaitement exclusif, il constitue une méthode naturelle (mais pas infaillible !) de contrôle des naissances (effet contraceptif) en entrainant souvent un arrêt des règles : 98% de protection au cours des 6 mois suivant l’accouchement
  • Il atténue le risque de cancer du sein et de l’ovaire à un âge plus avancé
  • Il aide également les femmes à mincir après l’accouchement et à retrouver plus vite leur poids d’avant la grossesse et permet ainsi de lutter contre l’obésité.
  • Enfin, l’allaitement maternel diminue les risques de transmission du virus du sida : une mère séropositive (qui peut transmettre l’infection à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement) a moins de risques de transmettre le VIH à son enfant si elle prend un traitement antirétroviral en même temps qu’elle allaite son bébé, selon l’OMS.

REF : www.wikipedia.org/wiki/Allaitement maternel 

www.who.fr  


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